Aller au contenu principal
O'Voiture — Auto & Moto

Actualité

Ferrari Luce électrique : le web n'y va pas de main morte

La première électrique de Ferrari déchaîne les critiques sur les réseaux sociaux. À peine dévoilée, la Luce essuie un torrent de moqueries.

Publié le · D'après: caradisiac

La Ferrari Luce électrique, vue de trois quarts avant.

Une révélation qui déçoit

Ferrari a présenté lundi la Luce, sa première automobile entièrement électrique. Une décision qui devait marquer une étape majeure dans la stratégie de transition du constructeur italien. Mais le résultat ne fait pas l'unanimité — loin de là.

Sur les réseaux sociaux, notamment sur le fil Instagram de la marque, les réactions oscillent entre déception et dérision. Les commentateurs ne retiennent guère leurs critiques : « La Prius italienne », « on dirait une voiture électrique chinoise », « la plus grande déception automobile », ou encore des comparaisons peu flatteuses avec le Multipla ou la Lancia Y. Certains pointent du doigt la rupture esthétique avec l'héritage Ferrari, tandis que d'autres expriment leur incrédulité face à ce tournant électrique.

Rares sont les commentaires positifs. L'un d'eux, cependant, offre une perspective intéressante : une Ferrari électrique ne pouvait pas ressembler à une Ferrari classique sans risquer le même sort qu'a connu Porsche avec son électrification. La Luce, d'après cette analyse, n'est pas un remplacement — c'est une voiture différente, destinée à explorer un nouveau segment.

Impact boursier et réalités commerciales

L'enthousiasme mitigé du public ne s'est pas arrêté aux réseaux sociaux : le cours de l'action Ferrari a dévissé de plus de 6 % le matin même de la présentation.

Cependant, la Luce ne devrait pas peser lourdement sur les résultats de la marque. Affichée à probablement plus de 500 000 € (environ 5,3 millions de MAD), elle sera le modèle le plus cher de la gamme. En contexte, Ferrari a écoulé 13 640 voitures l'an dernier pour un chiffre d'affaires de 7,14 milliards d'euros, avec une marge opérationnelle exceptionnelle de 29,5 % — quatre à cinq fois supérieure à celle des constructeurs traditionnels.

Osez la différence

Quoi qu'il en soit, Ferrari dispose des moyens de prendre des risques. Le fait que la marque ait laissé ouverte la section des commentaires sur ses réseaux — face à un déluge de critiques — suggère une certaine assurance.

Restant à découvrir la Luce en version définitive, on saura alors si Ferrari a réussi son pari : créer une électrique digne du Cheval Cabré, quitte à rompre avec les codes visuels du passé. Comme l'aurait dit Coco Chanel, on n'a généralement qu'une occasion de faire bonne impression.

Source : caradisiac