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Chery rêve des États-Unis, mais les tarifs douaniers verrouillent la porte
Le géant chinois Chery ne ferme pas la porte au marché américain, mais les droits de douane de 100 % sur les véhicules électriques rendent l'accès qua
D'après: leblogauto
Chery garde l'Amérique du Nord à l'horizon
Chery, premier exportateur automobile chinois, reconnaît les formidables obstacles qui séparent ses véhicules du marché américain. Zhang Guibing, président de Chery International, a indiqué à Reuters que le groupe « espère définitivement » commercialiser ses véhicules aux États-Unis, mais sans fournir de calendrier précis ni de plan d'action concret.
Cette ambition lucide place Chery parmi les constructeurs automobiles chinois qui ne ferment aucune porte, tout en reconnaissant qu'une entrée effective demeure une perspective de long terme, subordonnée à l'évolution des politiques commerciales sino-américaines et aux capacités propres du constructeur.
Un leader mondial patiemment positionné
Chery occupe une position dominante en tant que premier exportateur automobile chinois en volume. Le groupe a bâti sa réputation internationale sur une gamme diversifiée — berlines, SUV, crossovers, véhicules électriques et hybrides — commercialisés sous plusieurs marques dans de nombreux pays.
Ses modèles sont présents en Europe, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est. Ces marchés ont accueilli les véhicules chinois avec relative ouverture, séduits par leur rapport prix-équipement compétitif. Mais l'Amérique du Nord reste une autre affaire.
Le marché américain des véhicules particuliers figure parmi les plus exigeants au monde : réglementations strictes, préférences d'acheteurs dominées par les pick-up et SUV, concurrence intense des constructeurs établis depuis longtemps. Pour Chery, accéder à ce marché signifierait des millions de véhicules vendus annuellement, une clientèle solvable et premium. Mais les barrières d'entrée dépassent largement la seule compétition produit.
Des tarifs douaniers prohibitifs
La principale barrière reste tarifaire. Les États-Unis appliquent actuellement un droit de douane de 100 % sur les véhicules électriques importés de Chine — un niveau qui annule mécaniquement l'avantage compétitif sur les coûts que les fabricants chinois ont construits.
Concrètement : un véhicule électrique chinois affiché à 20 000 dollars à la sortie d'usine se retrouverait à 40 000 dollars avant même d'intégrer les frais de distribution, de marketing et de service après-vente. L'argument prix — principal levier commercial des marques chinoises — disparaît entièrement.
Obstacles réglementaires additionnels
Au-delà de la douane, les obstacles s'accumulent. Les autorités américaines examinent de plus en plus attentivement la technologie embarquée dans les véhicules connectés d'origine chinoise, soulevant des préoccupations liées à la sécurité des données et à la cybersécurité des systèmes informatiques.
Ces inquiétudes, relayées activement par les groupes industriels et les législateurs qui exhortent Washington à ne pas ouvrir le marché aux véhicules chinois, créent un environnement politique particulièrement hostile pour les constructeurs souhaitant s'y implanter.
Pour le moment, Chery — comme l'ensemble de ses concurrents chinois — reste bloquée à l'extérieur, attendant une amélioration des conditions commerciales ou explorant des stratégies de contournement pour accéder au marché nord-américain.
Source : leblogauto